Grâce à Claude Lévi-strauss on sait que la socialité peut s'analyser selon, et s'organiser autour de grandes séries d'opposition binaires (par exemple, le cru et le cuit ). L'attirance sexuelle chez les mâles homo sapiens sapiens n'y fait pas exception.
En général le monde se divise en deux catégories: ceux qui aiment les seins (et donc, les gros seins) et ceux qui aiment les culs (et donc, les culs bien ronds, bien rebondis, bien juteux miam). Dans les deux cas, ce sont des signes de fertilité et c'est ce à quoi les hommes sont récéptifs, consciemment ou non, malgré tout ce que vous pouvez lire dans Elle (non, désolé, votre "capacité à exprimer vos sentiments" n'y est pour rien). Ces deux groupes sont constitués d'un petit noyau dur de militants actifs qui se font continuellement la guerre par beautés interposées et qui essayent de convertir les hésitants à la cause des seins ou à celle des culs. On peut interpreter toute l'histoire de l'éréction selon cette divison originaire.
Cependant, depuis les années 80, cette guerre a été ocultée par l' arrivée et l'avènement de créatures démoniaques appelées mannequins. Des femmes sans seins, sans fesses. De quoi semer le trouble chez les partisans des deux camps. Les militants ont été obligés de se réfugier dans les cultures marginales du hard rock (pour les pro-seins) et du hip hop (pour les pro-fesses). Mais l'hégémonie des mannequins semble toucher à sa fin à mesure que la culture hip hop du booty (miam) gagne du terrain.
Pour finir, j'aimerais attirer votre attention sur un probleme à mes yeux essentiel: n'avez vous jamais remarqué que les gens qui aiment les "gros seins" sont aux mieux des branleurs, aux pire des gros beaufs? alors que les amateurs de fesses (yummy) sont au pire des gens normaux aux mieux des gens ghettosuperclasses, comme le prouve cette rémarquable étude morphologique:
VS
GOOD GOOGLY MOOGLY
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