La route des eurocks en seine

Publié le par diane

"L'insensé reconnaissant sa folie est , en vérité, sage.
Mais l'insensé qui se croit sage est vraiment fou."


OUAIS je commence sur une citation de Bouddha pompée sur EVENE. Parfois on fait n’importe quoi dans la vie. Manger au chinois d’en face alors qu’on sait qu’il prépare ses plats dans un appartement ravioli infecté de cafards et de viande avariée depuis 1976 en est l’exemple le plus criant. Cette note n’aura cependant rien à voir avec les spécialités culinaires asiatiques mais traitera des FESTIVALS D’ÉTÉ, ces lieux atypiques remplis de mecs bourrés en tong venus faire semblant d’assister à des concerts.



Au lendemain de la Route du rock, tout le monde commence déjà à se remémorer les bons moments (exemple : « tu te rappelles quand j’ai vomi lol »). N’écoutez pas ceux qui vous diront que c’était bien car le festival français est, par principe, une ignominie.

Développement en 5 points :

- le lieu : le festival est, par définition, loin. Où que vous habitiez en France, il vous en coûtera pour vous rendre sur le lieu dit. Comme le festival est fourbe, si vous habitez à Belfort ou à Saint Malo –par exemple- il vous faudra quand même prendre une navette pleine à craquer de mecs bourrés prêts à vous vomir dessus à chaque instant pour arriver sur le site. Il est évident que l’option proximité-camping est à bannir sans réserve. J’y reviendrai.

- les gens : le festivalier est, par principe, bourré. Par conséquent, le festivalier est con (encore plus qu’en temps normal). Déboîter les clavicules, jeter des objets contendants dans la fosse, porter des shorts, hurler à la mort, pisser devant tout le monde ne gêne pas le festivalier qui se découvre une volonté de puissance et un potentiel de connerie inégalé.



- le camping : en temps normal faire du camping est déjà complètement insensé mais là ce sont des centaines de mecs qui hurlent, s’écroulent sur les tentes d’inconnus et tentent d’y entrer, passent de la musique à fond avec un son de merde à toute heure de la nuit, baisent avec des grognasses à côté de votre lieu de vie, viennent vous parler nus au petit matin ou vomissent à l’endroit où vous avez décidé de poser votre campement.



- l’hygiène : le festivalier campeur pue. De la bouche en tout premier lieu car toute la bière ingurgitée a achevé tout signe de fraîcheur bucco-dentaire. En cas de régurgitation de la dite bière, l’odeur est d’autant plus saisissante (sachant que le festivalier a autre chose à foutre que de faire la queue pour aller se laver les dents après avoir vomi, il doit aller chercher une autre bière). Pendant les concerts, le festivalier viendra vous parler très fort et très près de votre nez en postillonnant de préférence sur votre figure.
S’agissant des toilettes – petites maisonnettes bleues et vertes accueillantes-, 0 sur 6 sont en état d’être utilisées après les deux premières minutes de festival. Le festivalier mâle urine donc à l'air libre, n'importe où (de préfèrence en face de vous).

- les gens ensemble : le festivalier aime la convivialité et la promiscuité. Il vous traitera facilement de connard de droite si vous êtes assis ou si vous le regardez étrangement alors qu’il vous parle du dernier concert de PLACEBO qui était « ENORME MEC ». Car comme si la mauvaise haleine ne suffisait pas, le festivalier se sent en permanence obligé de dire de la merde. Ce doit être un lien de cause à effet.

- les concerts l’après-midi : personne dans l’histoire de la musique n’a jamais assisté à un bon concert en plein milieu de l’après midi.

Avec tout ça, j’ai presque oublié que j’avais vu mon groupe préféré jouer mon album préféré dans son intégralité. J’en ai même acheté des frittes dégueulasses à la baraque la plus proche oubliant où je me trouvais réellement. J’étais encore dans le bus numéro 8 de Nice où j’ai écouté pendant un an cet album dans mon walkman non auto-reverse en lisant et relisant Lautréamont. Au retour, à 2h du matin, les gens titubaient, tombaient, vomissaient sur mon passage, finalement tout ça était cohérent.
Rendez-vous à Rock en seine.*


* j'y vais en échange d'argent.

Publié dans allthatwewant

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Fabien 13/09/2007 18:58

on a rien compris à ton comment l_orgasme

l_orgasme 11/09/2007 12:05

accumulation de clichés, j'avais déjà peur avant la fin mais finir sur une masturbation pour Sonic Youth c'est le cliché ultime. Pour information la première photo (et sans doute la deuxième) a été prise a Glastonburry en 2005, festival de popeux par excellence ou personne ne fait de remarques sur la boue car Glastonburry c'est différent. J'ai envie de flinguer tout ces gens, je préfère les popeux parisien qui aiment manger une galette saucisse en venant "nous" voir l'été. On devrait seulement expliqer a tout ces gens qu'ils peuvent avoir des accès vip,avoir des amis qui ne boivent pas pour conduire après la fin des concerts ou avoir de l'argent pour payer l'hotel et ainsi être au première loge le lendemain au palais ou à la plage. Nous on s'en branle on a déjà vu les 3/4 des concerts dans l'année, les places au palais on s'en fou on va toujours à l'étage dormir tranquille et sincérement la palge on y va seulement pour cette mixité Jeune Malouines/popeuses "sous le soleil". Les gens bourrés d'habitude ils dorment devant les bars ou contre les parois (qu'on appel aussi murs) des salles de concerts le reste de l'année donc ça ne nous parle étrangement pas, étrangement pas comme ce qu'on appel la pluie. L'article de chronicart en ligne sur la RDR est cool, voilà des gens qui comprennent les choses

Fabien 30/08/2007 14:09

"entretenir régulièrement un site de linternet, pour avoir un pass vip, et ainsi profiter des chaises, et des endroits faiblement fréquentés"
 
AH
 

caissier 29/08/2007 16:57

à peu près d'accord, mais il existe plusieurs parades:-rencarder au préalable plusieurs amis/gens que l'on connait et qui, une fois sur place bien disposés autour de soi , constitueront un excellent bouclier anti-"festivaliers" relous,-sur place, veiller à ne pas rester tout le temps au même endroit, que ce soit pendant un concert ou entre deux concerts (toujours effectuer un balayage visuel régulier afin de conserver une distance de sécurité avec le "festivalier" relou (car celui-ci peut-être divertissant lorsqu 'on l 'observe de loin, il peut même nourrir la conversation, qui il faut bien l'admettre est de plus en plus limitée au fil des heures passées avec les mêmes gens)-utiliser une voiture, soit la sienne, soit celle des autres, ce qui permet ainsi de se déplacer aisément pendant l'avant et l\\\'après festival et/ou  de  constituer  un excellent bouclier anti-"festivaliers" relous,-utiliser un appart ou une maison pas loin qu'est pas à toi mais que t'es le bienvenu pendant l'avant et l'après. Douche, viande grillée, dodo, etc.,-entretenir régulièrement un site de linternet, pour avoir un pass vip, et ainsi profiter des chaises, et des endroits faiblement fréquentés.*à part ça j'ai déjà vu quelques concerts bien en après midi ensoleillé.

hianta 22/08/2007 07:21

genialos.c'est la même en australie btw. je suspect que les festivals. dans tous les pays du monde. sont comme ca.